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Les obsèques de Dominique Bernard ont commencé à Arras, entourées de mesures de sécurité renforcées

 


Les funérailles de Dominique Bernard, tragiquement poignardé à mort par un ancien élève devant son collège-lycée à Arras lors d'un attentat djihadiste qui a placé la France en état d'alerte, ont débuté jeudi dans la cathédrale de la ville. La cérémonie a été empreinte d'émotion et placée sous une stricte surveillance.

Le Président de la République, Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, ainsi que le ministre de l'Éducation, Gabriel Attal, ont assisté à la cérémonie, qui a été présidée par l'évêque d'Arras, Mgr Olivier Leborgne. La cérémonie a été retransmise sur un grand écran sur la place des Héros, devant un public de plusieurs centaines de personnes.

Dominique Bernard, décédé à l'âge de 57 ans, a été nommé chevalier de la Légion d'honneur par la présidence de la République, comme en témoigne un décret publié jeudi au Journal officiel.

Au rythme de chants religieux, le cortège funéraire transportant le cercueil a traversé la ville en passant devant l'hôtel de ville, suscitant des émotions chez les centaines de personnes présentes.

De nombreux bouquets de roses ont été déposés sur les marches menant à l'entrée de la cathédrale, où une trentaine d'enseignants et de membres du personnel du collège-lycée Gambetta, lieu du drame, attendaient, comme l'a constaté une journaliste de l'AFP.

Un important dispositif policier a été déployé dans une grande partie du centre-ville, avec une interdiction de circulation en vigueur jusqu'à 15 heures le jeudi.

Le décès de Dominique Bernard le 13 octobre, survenu presque trois ans jour pour jour après l'assassinat du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty en région parisienne par un jeune homme radicalisé, a suscité une onde de choc, en particulier parmi les enseignants.

Lundi, une minute de silence a été observée dans tous les collèges et lycées de France en mémoire de Dominique Bernard et de Samuel Paty.

La France est passée en alerte "urgence attentat" dès le soir de l'attaque, qui a été perpétrée par Mohammed Mogouchkov, un jeune homme russe de 20 ans radicalisé se réclamant de l'organisation État islamique.

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